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Samedi 23 février 6 23 /02 /Fév 23:59

J’ai hésité avant d’écrire ça, et puis je me suis dit : solidarité. Oui, car si la sublime Laurie ose nous livrer un épisode qui pourrait quelque peu écorner son image de déesse si toutefois elle n’était pas si ancrée dans notre inconscient collectif, je me dois de lui montrer mon soutien en révélant à mon tour que, oui, j’ai beau être parfaite, il ne m’en arrive pas moins des péripéties peu racontables… Ok, t’as compris, je me suis tapé la honte internationale.

Voyez-vous, la grossesse a parfois son lot de petits désagréments plus ou moins glamours. Je ne vais pas entrer dans les détails de ce qui se passe ma culotte, bien que je vous sais vivement intéressées par le sujet, je me contenterai de dire que je suis allée quérir l’avis d’une sage-femme pour un petit problème qui se situe dans ladite zone.

Il y a des drames quotidiens qui nous touchent toutes et auxquels nous ne faisons même plus attention tant ils sont devenus communs. Le pépé qui pète devant nous dans la file d’attente, le gosse qui fonce droit dans nos jambes, le vendeur de volailles qui nous propose systématiquement de goûter sa saucisse, braillant à plein poumons au milieu du marché… Et puis il y a la secrétaire médicale qui a la discrétion du ouistiti en rut. Non, je ne veux pas stigmatiser une profession, mais vous en avez forcément connu au moins une comme ça, avouez. Telle la pharmacienne qui gueule depuis l’arrière-boutique « Le médicament contre la diarrhée, je vais devoir vous le commander par contre, ça va aller jusqu’à demain ? » (oui, si je te chie dessus, connasse), la secrétaire médicale ne se rend pas toujours compte de l’acoustique de la pièce. À moins bien sûr qu’elle soit juste sadique, mais nous ne le saurons jamais.

Il m’est arrivé de passer un long moment dans une salle d’attente et de glaner de nombreuses informations au gré du babillage de la secrétaire… Dans ces cas-là, tout le monde est au courant de la vie de ses compagnons d’attente, et parfois on a presque envie de se tutoyer. C’est convivial, mais on s’en passerait volontiers. À la limite, ça peut être l’occasion de choper le numéro de portable d’un ou d’une belle inconnue, mais bon on croise rarement Brad ou Angelina au labo du coin… enfin, si, parfois une magnifique jeune fille entre, mais elle vient pour un prélèvement qui porte peu au fantasme (pardon mais je ne m’en remets pas !). Bref, on prie pour que jamais nous n’ayons à subir l’affront de devoir aller s’assoir d’un air détaché parmi douze inconnus au sourire goguenard…

 

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Revenons à ma culotte. Il y a deux jours, j’ai téléphoné à la maternité, expliqué mon problème, et je me suis vue assurer un entretien avec une sage-femme entre deux rendez-vous. Arrivée sur place, je me suis présentée à la secrétaire, qui, très pro, se souvenait de notre conversation et a immédiatement décroché le téléphone pour que l’on vienne s’occuper de moi. Sauf que, allez savoir pourquoi, elle a brusquement monté de trois octaves pour brailler dans le combiné : « J’ai une petite dame là, elle a un souci de démangeaisons, tu peux monter la voir ? ». Génial, merci Gisèle, t’assures grave.

J’ai jeté quelques regards craintifs autour de moi, constatant avec soulagement que le couloir était désert… Et j’ai croisé le regard de ce type, assis juste devant la porte ouverte de la salle d’attente avec sa femme, qui me regardait avec un sourire en coin. Quelle pute cette Gisèle. C’est donc drapée dans ma dignité en lambeaux que j’ai attendue debout dans le couloir que la sage-femme vienne me chercher. Et une quarantaine de secondes peuvent paraître une éternité en pareil cas.

Pour ajouter un peu à la situation, mon homme devait venir me récupérer et il était convenu de se retrouver dans la salle d’attente. J’ai donc dû, en sortant de la consultation, y faire quelque pas pour lui signaler ma présence, sous l’œil toujours rieur du sale type, dont le regard disait en substance : « ça va, t’arrive à te retenir de te gratter la choune ? ». Grossier personnage. Je n’étais qu’amour, paix et sérénité. Certaines auraient assumé peut-être, et l’auraient défié du regard, peut-être même du geste. Je me suis contentée de remorquer mon mari en baissant les yeux, et en serrant les jambes, laissant mon glamour à terre, lui qui agonise depuis quelques mois et n’attendait que le coup de grâce pour expirer enfin. Qu’on me parle encore de la fabuleuse aura qui entoure la femme enceinte…

Par Laurie - Publié dans : Les pages au fil des jours
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Mardi 19 février 2 19 /02 /Fév 21:46

Il y a quasiment six mois l’Homme et moi nous sommes dits OUI sous nos pruniers sauvages, avec la bénédiction des papillons. C’était magnifique, et nos invités nous ont offert la possibilité de prolonger le rêve en partant vers de nouveaux horizons. Oui, qui dit mariage dit voyage de noces, et nous avions bien l’intention de ne pas déroger à la règle.

Puisque j’avais un petit œuf tout neuf qui poussait déjà dans mon ventre, nous savions qu’il nous faudrait éliminer d’office bon nombre de destinations, faute de pouvoir faire des vaccins notamment. Mais qu’importe ! Je nous voyais tellement bien sur une île paradisiaque, sortant de la mer transparente pour retrouver notre cocktail (de fruits) à côté de notre transat… J’aurais remis à plus tard mes envies d’exploration de l’Asie pour savourer le luxe des Maldives en plein hiver. Cela a toujours été un de nos rêves : fuir le froid et partir bronzer loin de tout.

 

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Oui mais voilà, on a voulu faire beaucoup de choses en même temps l’année dernière. Et nous en sommes très heureux, car les résultats sont au-delà de nos espérances. Mais du coup, forcément, le planning a été chargé. Début septembre, l’Homme s’est lancé à fond dans sa nouvelle activité, pendant que les hormones me faisaient dormir presque autant que le chat. Et cela a payé, puisqu’il a eu ses premières commandes. Fin octobre, je constatais avec bonheur que je rentrais encore dans mes maillots de bain, et, mieux encore, que mes nouvelles formes leur rendaient enfin justice. Puis l’Homme a obtenu son premier gros chantier, qui devait durer un bon mois… Le départ devait donc être retardé d’autant.

Fin novembre, première petite déception : il a fallu arracher l’aveu de ma bouche tremblante que dix heures d’avion ça faisait trop long. J’avais enclenché la vitesse « second trimestre », avec des pointes à cinq kilos par mois, et tout le monde semblait croire que si j’étais persuadée de ne porter qu’un bébé c’était forcément que l’écho avait loupé son jumeau. Nous sommes allés faire un tour dans une agence de voyage, et on nous a convaincus que les Caraïbes c’est bien aussi. Pour un homme qui aime le rhum, le dépit fut moindre. Pour une femme qui rentre encore dans quelques robes d’été aussi.

Nous avions l’horaire de vol, j’avais commencé la préparation mentale du chat (Tatie va venir tous les jours mon cœur ), mais le chantier n’était pas terminé. La veille de prendre la réservation, il a bien fallu se rendre à l’évidence : ce ne serait pas non plus pour début décembre. Bon. Sachant qu’il était hors de question de partir en période de vacances scolaires (payer plus cher pour déguster son mojito sous les hurlements des gosses, no way)(et puis bientôt on partira comme tout le monde au mois d’août, alors autant profiter avant de devoir piétiner ses principes et les enfouir tout au fond du sac à langer), cela repoussait le voyage au mois de janvier.

En gros, il fallait qu’on se bouge à partir en voyage de noces, même un tout petit, parce qu’à compter du 21 janvier j’allais être blacklistée par toutes les compagnies aériennes, cause troisième trimestre enclenché. J’avais dit adieu à l’océan indien, j’ai dû renoncer aux Caraïbes, rendues également inaccessibles par le nombre d’heures de vol (et mon volume en perpétuelle augmentation), mais je comptais bien m’envoyer un minimum en l’air d’ici là, tant que j’avais encore une vie (je déconne).

Et puis une hormone m’a trahie, la connasse. La relaxine m’a tuer. Hanche bloquée, pas moyen de bouger, j’ai terminé l’année avec une dose d’espoir à peine suffisante pour envisager une nuit au Grau-du-Roi. Même si je me suis rétablie, il a bien fallu admettre l’évidence : la seule activité balnéaire qui me soit physiquement possible est de m’échouer sur mon canapé comme un baleineau cendré, mammifère tout à fait gracieux, au demeurant. Et puis il faut se réjouir que mon homme ait suffisamment de travail au bout de quelques mois d’activité seulement. Je l’applaudis des deux nageoires.

Tout ça pour dire que pendant six mois notre voyage de noces au paradis s’est dérobé, nous a filé entre les doigts, et que ça fout un peu les boules quand même. Mais je ne me plains pas, après tout c’est bien la seule chose qui n’ait pas fonctionné finalement. Enfin, si, je me plains cinq minutes, parce que la météo annonce encore de la neige, et qu’il fait froid, sa mère. Voilà. On se rattrapera plus tard… avec notre jolie petite sirène. On posera nos fesses par terre et notre cocktail sur un château de sable. Quitte à partir à trois, autant qu’elle soit dans nos bras pour admirer le paysage, non ?

Par Laurie - Publié dans : Les pages au fil des jours
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Vendredi 15 février 5 15 /02 /Fév 10:16

Cher Trésor,

J’ai bien reçu ton courrier, je te remercie de ne pas m’avoir oubliée. Moi qui croyais t’avoir froissé avec ma précédente missive, ou tout du moins un peu chagriné, je constate avec émotion que j’ai toujours une place dans ton fichier. Cela me touche, je t’assure.

Néanmoins, je ne puis m’empêcher d’être surprise par le contenu de ta lettre, qui, bien que pleine de cette affection un peu bourrue que tu me témoignes depuis toujours et me ravit à chaque fois, m’exhorte de la façon la plus explicite qui soit à réaliser ton fantasme le plus cher et le plus ancien. Tu m’as pourtant habituée à plus de subtilité, et je crains que ton succès d’il y a quelques mois, aussi délicieux qu’imprévu, ne t’ait quelque peu poussé à surestimer tes capacités de séduction et ton pouvoir de prélèvement à l’encontre de mon compte en banque. Mon cher, sache que le plus assidu des soupirants verra son objectif compromis s’il présume de ses chances au moindre signe d’encouragement. Voilà cependant une erreur dont je ne te tiendrai pas rigueur, pour cette fois, dans mon infinie gentillesse et la relative faiblesse qu’on a parfois face à ceux dont on a un jour fait le bonheur.

Mais il reste une question non résolue, qui porte non pas sur la forme de ta lettre mais sur le fond. Aurais-tu, dans la liesse qui a forcément accompagné la lecture de ma précédente missive, omis de la lire jusqu’au bout ? Ou bien, les yeux embués de larmes et le cœur englué d’une joie incommensurable provoquée par la découverte du montant qui s’apprêtait à couronner des années d’efforts et de gestes éconduits, n’as-tu pas saisi la teneur de mon message ? Tu m’en vois surprise, je m’attendais à un peu plus d’attention de ta part.

Tu me demandes donc, plein de l’orgueil dont t’a rempli ta précédente victoire, d’anticiper ce que tu penses être désormais acquis, et donc de m’acquitter d’un tiers de la somme que tu crois naïvement me soutirer chaque année désormais. Innocente créature. Crois-tu sincèrement que j’aurais pris la peine de t’écrire la dernière fois, de ma plus belle plume, pour te conseiller de savourer cette nouvelle magnifique, si ce n’était pas pour t’en priver ensuite ? As-tu vu dans mes propos un défi à peine voilé, une invitation malicieuse à soulever ma jupe alors que seul mon genou en dépassait ? Cela est mal me connaître, mon trésor. Je n’étais guidée que par la bonté et la volonté de t’épargner une déception immense, à la mesure de l’ivresse qui l’aura précédée. Je me suis pourtant montrée claire : tu as vaincu, tu as inscrit une somme que tu n’espérais plus dans ta colonne préférée, je t’ai fait ce cadeau, mais sans te cacher que ce serait le seul avant longtemps.

Non, mon trésor, je n’anticiperai rien car la triste réalité est que cette année sera décevante pour toi, comme tant d’autres. Si ton courrier était une main tendue, un ultimatum lancé avant la rupture de notre relation, je suis au regret de te dire qu’il en sera ainsi. J’ai tout fait pour ménager tes sentiments, et crois-moi rien ne me fera plus plaisir que de recevoir malgré tout de tes nouvelles aux beaux jours, comme chaque année. Si tu ne me détestes pas, tu m’enverras alors ce formulaire pré rempli de ta main rageuse et fébrile du soupirant éconduit. Et je te porterai le coup de grâce, autant que tu le saches, en ajoutant à ton malheur un mariage qui ne va pas arranger tes affaires… Maudis-moi si tu le veux, raye-moi de ta vie si tu le peux. Va, je ne te hais point.

Avec mon plus beau numéro fiscal,

Laurie

 

impots

Par Laurie - Publié dans : Les pages au fil des jours
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Samedi 9 février 6 09 /02 /Fév 18:40

Moi qui me désespérais de ne rien avoir à dire, avant-hier j’ai été frappée par une évidence : il fallait que je vous raconte ce qui venait de m’arriver.

Depuis que je suis enceinte, j’ai un rythme disons… particulier. Depuis quelques semaines, je suis carrément décalée par rapport au monde des vivants. Soit je me couche tôt et je suis réveillée à 2h30 du matin, pour ne me rendormir qu’au point du jour, soit je ne m’endors qu’à 3h, avec un peu de chance. Autant dire que mes journées commencent rarement avant midi.

Sauf que les rendez-vous deviennent plus fréquents en ce troisième trimestre, et sont souvent le matin. Du coup, j’y vais avec 3 ou 4 heures de sommeil dans les cernes, et je me rattrape l’après-midi. En réalité je pense que le corps s’entraine à fractionner ses nuits sur 24h, mais ce n’est pas l’objet du jour.

Jeudi matin donc, nous sommes allés à un cours de préparation à la naissance, et du coup vers 14h je me suis échouée sur mon canapé et j’ai sombré dans le sommeil, tel un cachalot ronflant. Encouragé par tant d’énergie, mon homme est parti travailler plein d’entrain. Mais voilà que deux heures plus tard, revenu pour travailler à la maison, il m’a tirée de ma mare de bave de façon douce mais ferme, l’infâme. Pour le motif fallacieux que deux habitants du village étaient à la porte, venus voir l’avancée des travaux du salon et lui prodiguer de précieux conseils.

Il m’a aidée à me lever, m’a mis mon coussin de maternité sous le bras, et m’a gentiment guidée, le chignon dans les ovaires, en direction du couloir pour que je puisse aller finir mon cinquième de nuit à l’étage. Et au moment où il a soulevé le rideau en bas de l’escalier, la même pensée nous a traversé l’esprit. On s’est regardés, il a ri et j’ai souri. « On dirait que je te cache, ma pauvre chérie ! ». Ben ouais, il y avait de ça.

Jeudi, les filles, mon mari m’a soigneusement cachée à la vue de nos visiteurs. Non qu’il ait honte, ni qu’il considère que mes nouvelles mensurations prêtent à fuir. Il a juste voulu m’épargner de me réveiller devant de quasi étrangers, et préserver le peu de dignité qui reste à une femme qui n’arrive plus à se relever si par malheur elle roule sur le dos. Pourtant l’un d’eux a déjà vu ma tête au réveil, souvenez-vous, mais justement l’article qui s’en était suivi lui avait montré à quel point l’expérience fut douloureuse.

Bref, mon homme m’a fait disparaître, mais c’était par gentillesse.  Ça fait un drôle d’effet quand même.

 

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Par Laurie - Publié dans : Les pages au fil des jours - Communauté : Blondelicious
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Mercredi 6 février 3 06 /02 /Fév 18:04

Comme vous avez pu le constater, questions bonnes résolutions c'est le fail total. Non que je n'ai pas envie d'écrire ici, mais les idées ne suivent pas. Par contre, j'avais dit que je reprendrai le photo a day, et j'ai l'immense joie de vous annoncer que j'ai réussi à tenir le mois de janvier à peu près correctement. C'est un début, et avant que certaines se remettent à bouder je précise que j'ai un ou deux articles en préparation... il faudrait penser à allumer un cierge. Pour vous faire patienter, voici donc les photos du mois de janvier !

 

http://i25.photobucket.com/albums/c64/chantellelovell/FatMumSlim/JAN-2013_zpsccef268b.png

 

 

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Par Laurie - Publié dans : Les pages de l'album "Photo a day" - Communauté : Challenge "photo a day" sur les blogs français
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